Supervision pour avocats

Supervision pour avocats

Etre supervisé n’est pas un aveu de faiblesse, c’est être pro.

Un dossier auquel vous pensez la nuit. Un client sous tension qui vous écrit le dimanche. Une audience qui vous préoccupe. Une décision difficile à prendre seul, faute de recul. Un client qui ne tient pas le cadre, des honoraires difficiles à facturer à faire respecter, le sentiment parfois d’encaisser.

Ces situations font partie du métier d’avocat, alors que la formation initiale prépare peu aux dimensions relationnelles et émotionnelles.

La supervision offre un espace confidentiel pour prendre du recul sur des situations professionnelles concrètes, entre confrères et avec une superviseure (psychanalyste expérimentée). Ce n’est ni une thérapie ni un cours théorique mais plutôt un travail depuis vos difficultés avec vos clients, confrères, magistrats ou collaborateurs.

Elle permet notamment de retrouver du discernement dans les situations complexes, mieux poser son cadre, identifier les points aveugles susceptibles d’influencer un dossier et développer une lecture plus fine des dynamiques relationnelles.

Intégralis développe la supervision des avocats depuis 2017, à l’initiative de Sandrine Rivière, avec Céline Nègre, avocate en dommages corporels. Depuis, une trentaine d’avocats de différents barreaux ont participé à ces groupes d’années en années.

Que disent les participants ? 
 

★★★★★ 
« Cet accompagnement, basé sur des méthodes et des outils spécifiques et prodigué dans un cadre sécurisant et bienveillant, est riche et novateur. Il permet d’améliorer l’efficacité professionnelle et d’acquérir des compétences relationnelles et systémiques indispensables à une pratique professionnelle plus efficiente. »
Emmanuelle — Avocate, avis Google

 

7 séances de 3 heures • Groupe fermé de 6 avocats maximum • Paris ou visio • 21 heures de formation • Prise en charge FIFPL possible selon vos droits

[Échanger sur votre situation →]

Indicateur Qualité 2025
Taux de satisfaction : 94 % — Taux d’acquisition des compétences à long terme : 94 %

Un gage de qualité dans l’exercice

La supervision donne accès à des compétences qui ont un effet concret dès les premières séances :

- prendre du recul, voir la situation à 360°

- clarifier les situations complexes, prendre de meilleures décisions, en étant plus ancré

- s’alléger de la charge émotionnelle

- mieux gérer les clients envahissants, difficiles

- poser un cadre protecteur relationnel, éthique et financier

- se sentir moins seul avec ses dossiers

- choisir ses dossiers et oser refuser ceux qui ne conviennent pas

- cette méthode d’analyse est reproductible à d’autres dossiers

Une approche reconnue

La supervision des avocats compte dans les 20 heures de formation continue obligatoires du barreau et est finançable par le FIFPL à 900 €.

 

FAQ 

Qu’est-ce que la supervision pour avocats ?

C’est un temps régulier où vous analysez vos dossiers difficiles avec un petit groupe de confrères et une superviseure. On décode la relation avec le client, votre posture et ce qui bloque le dossier. Vous repartez avec plus de recul et des options concrètes.

Être supervisé, est-ce un aveu de faiblesse ?

Non, c’est être pro. Médecins, psychologues et médiateurs se font superviser depuis longtemps. Pour un avocat, c’est un gage de qualité et d’éthique : vous prenez soin de votre pratique, de vos clients et de vous-même, au lieu d’encaisser seul(e).

La supervision compte-t-elle dans ma formation continue obligatoire ?

Oui. Le parcours représente 21 heures, comptabilisées au titre de la formation continue obligatoire des avocats (20 heures par an). Une attestation vous est remise en fin de parcours

Combien coûte la supervision, et peut-elle être financée ?

La séance de 3 heures coûte 220 €, soit 1 540 € pour les 7 séances du parcours. Une prise en charge FIFPL est possible jusqu’à 900 €, selon les critères et plafonds de l’année. 

Comment se déroule une séance ?

Une séance dure 3 heures, en groupe fermé de 6 avocats maximum. Deux cas réels sont étudiés à chaque fois : le groupe analyse la situation, la superviseure apporte les notions utiles, on met parfois le dossier en forme par le dessin. Chaque séance se termine par un retour positif de chaque participant.

Faut-il des connaissances en psychologie ?

Aucune. Les notions utiles sont apportées au fil des cas, dans le langage du métier d’avocat. L’objectif est que vous repartiez avec une méthode d’analyse que vous saurez refaire seul(e) sur vos dossiers.

La supervision a-t-elle lieu à Paris ou en visio ?

Les deux. Les séances ont lieu dans nos locaux, 42 boulevard du Temple à Paris 11e, ou en visioconférence. Les avocats hors Île-de-France peuvent donc suivre tout le parcours à distance.

Mes dossiers restent-ils confidentiels ?

Oui. Le groupe est fermé : les mêmes confrères du début à la fin du cycle. Ce qui est dit en séance reste dans le groupe, et les cas sont présentés sans élément permettant d’identifier le client.

À qui s’adresse la supervision ?

À tous les avocats en exercice, généralistes ou spécialistes : droit de la famille, pénal, droit du travail… y compris ceux formés au droit collaboratif, à la négociation raisonnée ou à la médiation. Être avocat en exercice est le seul prérequis.

Comment s’inscrire ?

Un entretien préalable avec la superviseure est nécessaire. Appelez le 01 47 42 38 46 ou écrivez à contact@integralisformation.fr.

  • Durée :7 séances de 3 heures, en groupe fermé ou en séance individuelle
  • Lieu :Locaux d’intégralis, Paris ou visio
  • Tarif :1 540 € pour 7 séances. Remboursement FIFPL de 600 à 900 € Euros
  • Formateur : Sandrine RIVIERE
  • Avocats généralistes ou spécialistes

Etre en exercice

Chaque séance dure 3 heures. Deux avocats présentent chacun une situation qui les met en difficulté : relation avec un client, un confrère ou un collaborateur, dossier complexe. Environ 1 h 15 est consacrée à chaque situation.

Le travail suit un fil structuré : l’avocat expose la situation, le groupe restitue ce qu’il a compris et perçu en termes systémiques, puis la superviseure unifie les information et donne des repères utiles. Selon les situations, une schématisation du dossier ou une mise en situation peut permettre de rendre plus visibles les dynamiques relationnelles à l’œuvre et d’explorer d’autres façons de se positionner.

La séance se termine par une synthèse des enseignements et des points d’appui dégagés.

Que vous présentiez votre propre dossier ou participiez au travail d’un autre membre du groupe, vous repartez avec des repères et une méthode réutilisables dans votre pratique.

Ce que la supervision travaille concrètement

1 Prendre de la hauteur, croiser les regards et apprendre de ses expériences

  • Identifier dans un dossier ce qui ne se dit pas mais qui se donne à voir : le choix des mots, les silences, les contradictions, les oublis, ce qui est répété sans être nommé.
  • Écouter « en stéréo » : d’un côté les faits, de l’autre le non-verbal, les répétitions, le vécu de la personne en face.
  • Repérer l’écart entre ce que le client demande et ce qu’il attend vraiment, souvent source de tensions. Verbatim d’une participante « déjouer plus facilement les pièges que les clients tendent parfois inconsciemment ».
  • Déceler les intérêts, besoins que le client ne formule pas.
  • Dès le premier entretien, connaître la préhistoire du conflit, et prendre en compte que la manière dont le dossier est arrivé va colorer la suite.
  • Distinguer les faits, les ressentis et les hypothèses pour choisir comment intervenir.

2 Mieux connaître la relation avocat-client et la mettre au service du dossier

  • Voir plus clairement ce qui se passe entre vous et votre interlocuteur : « à deux, on est trois », vous, l’autre et la relation.
  • Repérer les mécanismes de projection : il arrive que le client rejoue avec son avocat les comportements qui l’ont mené au conflit qu’il vient régler.
  • Prendre la mesure de l’état émotionnel, parfois de détresse, du client, et de l’effet de cette charge sur vous quand le dossier touche aux enfants, aux violences, aux drames. C’est prévenir l’usure vicariante : être affecté par la souffrance qu’on accompagne, sans s’en rendre compte sur le moment.
  • Poser un cadre protecteur et trouver la posture juste, puis la faire évoluer si besoin.
  • Reconnaître vos émotions et celles de l’autre, et les utiliser sans qu’elles deviennent « contaminantes ».

3 Retrouver du discernement et plus de légèreté

  • Déposer une situation dans un cadre sécurisant : « les séances de supervision permettent un soulagement », 
  • Représenter la situation qui pose problème sous forme de dessin ou de mise en situaion 

Une méthode conçue pour le métier d’avocat

Ce dispositif de réflexion et d’élaboration professionnelle est construit à partir des réalités du métier d’avocat.

Moyens pédagogiques et techniques

Groupes fermés de 6 membres
7 sessions par an de 3 heures de septembre à juin
Dates fixées à l’avance, hors période scolaire
2 études de cas par séance
Mises en situation

Évaluations en amont, et en fin de stage

Sandrine RIVIERE

  • Psychanalyste et superviseure
  • Directrice d’Intégralis
    Psychanalyste Formatrice Superviseure.
    Praticienne certifiée EMDR Europe - Chargée de cours à la Sorbonne, EM Lyon, Ecole Centrale