devenir superviseur de sophrologues
Pourquoi certains sophrologues choisissent de se former à la supervision avec des psychothérapeutes
Certains sophrologues expérimentés choisissent de se former à la supervision avec des psychothérapeutes. Ce choix leur permet d’approfondir leur compréhension de la relation d’accompagnement, de travailler des dimensions comme le contre-transfert, et de faire évoluer leur posture professionnelle. Ainsi que se sortir des cursus de leur propres écoles de formation à la sophrologie.
Une demande que je n’avais pas anticipée
Quand j’ai conçu la formation Devenir superviseur, je pensais avant tout aux psychothérapeutes expérimentés. Je n’avais pas spécialement imaginé que des sophrologues viendraient s’y inscrire.
Et pourtant, cela s’est présenté. Ce sont eux qui ont choisi Integralis pour se former à la supervision aux côtés de psychothérapeutes.
Ce choix m’a intéressée, parce qu’il n’avait rien d’évident au départ. Il traduisait chez eux une vraie recherche d’approfondissement.
Ce qu’ils viennent chercher
Les sophrologues ont déjà une expérience réelle de l’accompagnement intérieur. Ils savent écouter, soutenir, accueillir un vécu, accompagner un processus.
Mais en se formant avec des psychothérapeutes, ils accèdent à d’autres niveaux de travail sur la relation. Je pense notamment à l’analyse du contre-transfert, à la compréhension plus fine de ce qui se joue entre praticien et accompagné, ou encore à la manière de contenir une situation sans répondre trop vite par de la technique.
Ce sont des dimensions qui ne sont pas toujours au cœur de leur formation initiale, et qui leur apportent beaucoup lorsqu’ils veulent évoluer vers la supervision.
Ce qu’ils apportent, eux aussi, à la formation
Il serait injuste de dire qu’ils viennent seulement chercher quelque chose. Ils apportent aussi beaucoup au groupe.
Les sophrologues que j’ai formés avaient une qualité de ressenti très fine, une présence silencieuse et enveloppante qui convient particulièrement bien au travail de supervision, où l’on ne cherche pas à imposer une solution au supervisé, mais à l’aider à la faire émerger par lui-même la solution intérieure qu’il a.
Leur façon d’habiter l’écoute enrichit les mises en situation et les temps d’analyse. Très vite, il n’y a plus de différence entre un sophrologue et un psy dans les practicums. Ils sont de toute façon venu acquérir un cadre et une posture qu’ils ne possèdent pas.
Un vrai passage de posture
Cette formation leur permet de franchir un cap.
On passe d’une posture centrée sur la pratique d’accompagnement, les séances, les outils, la relaxation, à une posture différente : celle d’un professionnel capable d’aider un pair à penser sa pratique, à analyser ce qu’il vit, à repérer ses difficultés et à retrouver sa propre justesse.
C’est là toute la différence entre accompagner un particulier et superviser un professionnel.
Une expérience rare, mais très réussie
Sur environ 80 stagiaires formés à la supervision chez INTEGRALIS, 2 étaient sophrologues. Cela reste donc assez rare.
Mais cette rencontre a été très belle. Leur présence dans le groupe a été juste, constructive et profondément cohérente avec l’esprit de la formation.
Elle m’a confirmé qu’un sophrologue expérimenté peut tout à fait trouver sa place dans une formation à la supervision, dès lors qu’il répond aux pré requis de la formation : une pratique solide, une maturité professionnelle, être supervisé et en travail personnel continus.